Bonne lecture

L` ôrlodje
Sorlon « L’Ôrlodje », foû di « Pome di rinnète » d’ a Maurice Carême
Tot ’nn’ alant påhûle al breune
Pa ’ne foû bèle nut´ di plinte leune,
Tot ’nn’ alant påhûle al breune
Noste ôrlodje a soné eune.
Tot londjant lès meûrs di Teû,
Noste ôrlodje a soné deûs.
Tot passant a waye a Sinte-Creû,
Noste ôrlodje a soné treûs.
Mins tot balzinant so l\' Bate,
Noste ôrlodje a soné cwate.
Cink′ , sîh, sèt´, ût´, noûf´, dîh, onze,
On-z-a djåzé avou Fonse
Qui s\' aminéve reû-t-a-bale
Dèl grande ouhène di Tchèrtål.
Tot roûviant la qu\' èlle aléve
Fé dès tchèstês so l\' Ambléve :
Qu\' aléve-dju fé la, dit-st-èle
Adon qu\' nosse Moûse èst si bèle ?
Ralans-gń ’nnè rade al mohone,
Bravès djins, v\'la doze qui sone.
Pa ’ne foû bèle nut´ di plinte leune,
Tot ’nn’ alant påhûle al breune
Noste ôrlodje a soné eune.
Tot londjant lès meûrs di Teû,
Noste ôrlodje a soné deûs.
Tot passant a waye a Sinte-Creû,
Noste ôrlodje a soné treûs.
Mins tot balzinant so l\' Bate,
Noste ôrlodje a soné cwate.
Cink′ , sîh, sèt´, ût´, noûf´, dîh, onze,
On-z-a djåzé avou Fonse
Qui s\' aminéve reû-t-a-bale
Dèl grande ouhène di Tchèrtål.
Tot roûviant la qu\' èlle aléve
Fé dès tchèstês so l\' Ambléve :
Qu\' aléve-dju fé la, dit-st-èle
Adon qu\' nosse Moûse èst si bèle ?
Ralans-gń ’nnè rade al mohone,
Bravès djins, v\'la doze qui sone.
L`horloge
D’après « L’Horloge », extrait de « Pomme de reinette » de Maurice Carême
En allant tranquille à la brune
Par une très belle nuit de pleine lune,
En allant tranquille à la brune
Notre horloge a sonné une.
En longeant les murs de Theux,
Notre horloge a sonné deux.
Passant à gué à Sainte-Croix,
Notre horloge a sonné trois.
Mais en flânant sur la Batte,
Notre horloge a sonné quatre.
Cinq, six, sept, huit, neuf dix, onze,
On a parlé avec Alphonse
Qui s’amenait comme une balle
De la grande usine de Chertal.
En oubliant qu’elle allait
Faire des châteaux sur l’Amblève,
Qu’allais-je donc faire là, se dit-elle,
Alors que notre Meuse est si belle.
Retournons-en vite à la maison,
Braves gens, voilà minuit qui sonne.
La version originale de Maurice Carême
En allant tranquille à la brune
Par une belle nuit de pleine lune,
En allant tranquille à la brune
Notre horloge a sonné une.
En longeant les murs de Theux,
Notre horloge a sonné deux.
Passant à gué à Sainte Croix,
Notre horloge a sonné trois.
Mais en traînant sur la Batte,
Notre horloge a sonné quatre.
Cinq, six, sept, huit, neuf dix, onze,
On a parlé a Alphonse
Qui s’amenait comme une balle
De l’usine de Chertal.
En oubliant qu’elle allait
Faire des châteaux sur l’Amblève,
Qu’allais-je faire là se dit-elle,
Quand notre Meuse est si belle.
Rentrons vite à la maison,
Braves gens, voilà minuit sonne.
Par une très belle nuit de pleine lune,
En allant tranquille à la brune
Notre horloge a sonné une.
En longeant les murs de Theux,
Notre horloge a sonné deux.
Passant à gué à Sainte-Croix,
Notre horloge a sonné trois.
Mais en flânant sur la Batte,
Notre horloge a sonné quatre.
Cinq, six, sept, huit, neuf dix, onze,
On a parlé avec Alphonse
Qui s’amenait comme une balle
De la grande usine de Chertal.
En oubliant qu’elle allait
Faire des châteaux sur l’Amblève,
Qu’allais-je donc faire là, se dit-elle,
Alors que notre Meuse est si belle.
Retournons-en vite à la maison,
Braves gens, voilà minuit qui sonne.
La version originale de Maurice Carême
En allant tranquille à la brune
Par une belle nuit de pleine lune,
En allant tranquille à la brune
Notre horloge a sonné une.
En longeant les murs de Theux,
Notre horloge a sonné deux.
Passant à gué à Sainte Croix,
Notre horloge a sonné trois.
Mais en traînant sur la Batte,
Notre horloge a sonné quatre.
Cinq, six, sept, huit, neuf dix, onze,
On a parlé a Alphonse
Qui s’amenait comme une balle
De l’usine de Chertal.
En oubliant qu’elle allait
Faire des châteaux sur l’Amblève,
Qu’allais-je faire là se dit-elle,
Quand notre Meuse est si belle.
Rentrons vite à la maison,
Braves gens, voilà minuit sonne.